Quatre gestes, dans cet ordre
Regardez par la fenêtre : si les voisins et l'éclairage public sont éteints aussi, c'est une coupure de réseau et il n'y a rien à chercher chez vous. Cette vérification de dix secondes évite bien des recherches inutiles.
Un disjoncteur en position basse vous dit déjà quel circuit est concerné. Si c'est le différentiel qui a sauté, il y a une fuite de courant quelque part. Si c'est un disjoncteur ordinaire, c'est une surcharge ou un court-circuit sur ce circuit précis.
Si le disjoncteur saute de nouveau immédiatement, le défaut est toujours là. Réarmer en boucle fait passer à chaque fois le courant de défaut dans le câble, et transforme un incident réparable en câble abîmé.
Une odeur de plastique chaud près du tableau ou d'une prise change tout : coupez le général et n'y touchez plus. Ce n'est plus un dépannage, c'est un début d'incendie qu'on arrête.
Un disjoncteur ordinaire saute parce que le courant est trop fort : trop d'appareils en même temps, ou deux fils qui se touchent. Un disjoncteur différentiel saute pour une raison complètement différente : du courant part vers la terre au lieu de revenir. Le premier signale une surcharge, le second signale une fuite — souvent un appareil dont l'isolant a lâché, et parfois de l'eau. Savoir lequel des deux a sauté oriente toute la recherche.